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La station montpelliéraine du réseau FRIPON est opérationnelle

par Julien Morin - publié le , mis à jour le

L’Observatoire Astronomique de la Faculté des Sciences de Montpellier héberge depuis le 8 février une caméra du réseau FRIPON (FireballRecovery and InterPlanetary Observation Network). Ce projet porté par plusieurs universités et instituts de Paris et Marseille, et associant des stations sur tout le territoire français et au-delà, a pour but de détecter des météores, calculer l’orbite des bolides et déterminer le lieu de chute des météorites.

La grande majorité des bolides et météores se désintègre totalement en pénétrant dans l’atmosphère terrestre et finit en poussière sans même avoir atteint le sol. Mais parfois, il est possible qu’un objet céleste de quelques mètres puisse produire des météorites. On estime qu’il tombe une dizaine de météorites par an en France, cependant on constate qu’actuellement, on n’en retrouve qu’une tous les 10 ans.
Étonnamment ce taux était cinq fois plus important au XIXe siècle. On peut expliquer ce fait de nombreuses façons, mais une chose est claire : la très grande majorité des météorites tombant en France sont à jamais perdues !

Le projet FRIPON, acronyme pour « Fireball Recovery Interplanetary Observation Network », en français : « Réseau de recherche de bolides et de matière interplanétaire », vise à déployer un réseau de caméras grand champ sur tout le territoire français à raison d’une caméra tous les 50 à 100 km afin de détecter les chutes de météorites, à mesurer leur trajectoire et enfin à déterminer leur zone de chute pour organiser des campagnes de recherche sur le terrain.

Bref lexique des objets étudiés dans le cadre du projet FRIPON, des astéroïdes aux météorites.
Crédits : Observatoire de Paris / L. Hachem - Source : American Meteor Society

Cette surveillance à l’échelle nationale a de multiples enjeux : le but est de déterminer l’origine et le flux de matière extraterrestre sur Terre et de retrouver des météorites afin de mieux connaître le Système solaire.
La collecte de ce matériau brut en provenance de l’espace apporte des informations d’une valeur inestimable sur la composition du Système solaire à son origine, sur celle des planètes et leur évolution, notamment la Terre.

La caméra FRIPON de Montpellier, hébergée par l’Observatoire Astronomique de la Faculté des Sciences.
Crédit : Faculté des Sciences de Montpellier

La station FRIPON de Montpellier est hébergée par l’Observatoire Astronomique de la Faculté des Sciences (Département de Physique). La caméra est dotée d’un objectif fisheye permettant d’obtenir une vue à 360° (2 pi stéradians) de la voûte céleste sur une seule image.
Elle est raccordée à un ordinateur muni d’un logiciel développé spécialement pour analyser les images et détecter les événements lumineux. Lorsqu’une détection survient, une alerte est transmise au calculateur central situé à l’Université Paris-Sud, qui recueille les données de tout le réseau en temps réel. Toute la chaîne de calcul est opérationnelle.

Sur la base d’une observation il est ainsi possible de déclencher une campagne de recherche de l’impact sur le terrain en 24 h environ.

Image acquise pendant la première nuit de fonctionnement de la caméra FRIPON de Montpellier, le 08 février 2018. Le bas de l’image correspond approximativement à l’horizon sud. Malgré la pollution lumineuse, les étoiles les plus brillantes du ciel Boréal peuvent être repérées sur cette image.
Crédit : FRIPON

Le réseau de détection FRIPON est accompagné par Vigie Ciel, un programme de sciences participatives qui invite à observer les « étoiles filantes », rechercher des météorites et des cratères d’impact.

Cet article est basé sur le communiqué de presse publié par l’Observatoire de Paris pour le lancement du réseau FRIPON le 31 mai 2016.

Ajout du 16 février : premier bolide détecté par la caméra FRIPON de Montpellier

Premier bolide détecté par la caméra FRIPON montpelliéraine, la nuit du 15 au 16 février vers 01h50.
Crédit : FRIPON

Références

Site web du projet ANR FRIPON
Le projet FRIPON est né de l’expertise scientifique conjuguée de l’Observatoire de Paris, du Muséum national d’Histoire naturelle, de l’Université Paris-Sud, d’Aix-Marseille Université, du CNRS et du CNES.

Site web de Vigie Ciel

Dernière image de la caméra FRIPON de Montpellier

L’Observatoire Astronomique de la Faculté des Sciences de Montpellier est une salle de travaux pratiques gérée par le Département de Physique avec le soutien du Laboratoire Univers et Particules de Montpellier.

La station FRIPON de Montpellier est gérée par le Laboratoire Univers et Particules de Montpellier et le DePhy en collaboration avec Géosciences Montpellier et l’OSU OREME.

Contacts

Julien Morin, LUPM, Université de Montpellier & CNRS

Yohann Scribano, LUPM, Université de Montpellier, CNRS